Un mariage en grande pompe entre Un japonais et un hologramme

En octobre dernier à Tokyo  Akihiko Kondo ,  fonctionnaire de 35 ans a épousé une chanteuse numérique (Hatsune Miku) représentée par une peluche pour l’occasion !  La mariée n’est autre qu’une chanteuse virtuelle de J-pop (ou pop japonaise). Hatsune Miku a été créée il y a une dizaine d’années pour des besoins marketing, et se présente sous l’apparence d’une adolescente de 16 ans. Depuis sa création, cette chanteuse virtuelle est devenue une star sur YouTube, et assure des représentations sur scène sous la forme d’un avatar / hologramme projeté en 2D.

Leur « histoire » qui dure

Photo : AFP / Behrouz MEHRI

Depuis dix ans, au Japon, Akihito Kondo est amoureux de Hatsune Miku, un personnage virtuel. « Je suis amoureux du concept de Hatsune Miku, et j’ai épousé la version peluche que j’ai chez moi », confie le jeune marié.  «Je ne l’ai jamais trompée, j’ai toujours été amoureux d’elle, j’ai pensé à elle tous les jours ».

Dans la maison du Japonais, la diva numérique est partout. Pour la conversation, l’homme possède une GateBox, sorte de cloche coûtant près de 2.500 euros sous laquelle apparaît l’hologramme d’Hatsune Miku. Elle peut prononcer quelques phrases élémentaires telles que « bonne journée », « bonsoir », « il a fait beau aujourd’hui » et chanter pour lui.

Il se considère désormais comme un mari ordinaire : sa femme le réveille le matin et lui souhaite bonne journée. Le soir, il l’avertit par téléphone quand il rentre et elle allume les lumières. Il dort avec la version en peluche présente à la cérémonie, qui porte depuis une alliance autour du poignet.

La cérémonie

 Ce japonais a déboursé plus de 2 millions de yens (environ 15.000 euros) pour organiser une cérémonie de mariage traditionnelle. Aucun membre de sa famille ne se trouvait parmi les 40 invités. La chanteuse était présente sous la forme d’une peluche d’une dizaine de centimètres afin de pouvoir lui passer la bague au doigt.

Gatebox, la société qui produit la cloche à hologramme, lui a remis un « certificat de mariage  interdimensionnel » attestant qu’un humain s’est uni « dans une autre dimension » avec un personnage virtuel.  Ce document n’a bien entendu aucune valeur légale, en revanche l’entreprise a déjà remis quelque 3.700 certificats de ce type !

Il ne s’agit pas d’un cas isolé au Japon

Même si les Japonais sont connus pour être passionnés de personnages d’animation, son union en a surpris plus d’un.  « Si j’ai décidé de faire une cérémonie de mariage, c’est pour donner du courage à ceux qui aimeraient en faire de même », explique le jeune fonctionnaire. Ado fou d’animé, il s’est toujours senti rejeter par les femmes. « Je ne [les] déteste pas, […] c’est juste que je ne les considère pas comme de potentielles partenaires ».

Mes sources : Science Post, 20 minutes, France TV info.

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