Un contrat de mariage de 4.000 ans découvert en Turquie

Un contrat de mariage de 4.000 ans découvert en Turquie

Un contrat de mariage vieux d’au moins 4.000 ans a été découvert lors de fouilles effectuées dans des tombes assyriennes aux alentours de la ville de Kayseri, relate le journal The Daily Sabah.

Depuis 1948 et le début des fouilles, plus de 22 400 tablettes d’argile ont été exhumées du site archéologique de Kültepe (capitale du royaume de Kanesh), dans le centre de la Turquie. Cet ancien comptoir de commerce prospérait à l’époque assyrienne (XIXe siècle av J.-C.).

Le contrat de mariage représente une plaque en argile couverte de symboles cunéiformes, et stipule que le mari a le droit d’entretenir une esclave en tant que mère porteuse, au cas où le couple ne parviendrait pas à concevoir un enfant en l’espace de deux ans.

“Les femmes assyriennes étaient très influentes dans la vie quotidienne. Elles avaient beaucoup plus de droits que les femmes babyloniennes, par exemple, qui vivaient à la même époque dans le sud de la Mésopotamie.” Parmi ces droits, la femme pouvait marier sa fille sans l’accord de son mari. Elle pouvait demander le divorce en échange d’une peine pécuniaire identique à celle de son époux. Les contrats de mariage prévoyaient la séparation des capitaux, une clause qui conférait l’autonomie financière à l’épouse.

DES MARIAGES TRÈS RÉGLEMENTÉS

Les mariages étaient monogames par principe, “sauf pour les rois et en cas d’infertilité”, précise Cécile Michel. “Les contrats étaient très régulés : les secondes épouses n’avaient pas le même statut et pas les mêmes droits. Elles ne devaient pas résider dans la même ville. En revanche, les femmes ne pouvaient avoir qu’un seul mari.”

“Au moment de la retraite, beaucoup d’hommes divorçaient de leur seconde épouse quand ils rentraient à Assour. Ils versaient une pension à leur ancienne conjointe, qui avait le droit de se remarier tout en continuant de percevoir la pension, explique Cécile Michel. C’était une situation très avantageuse pour ces femmes.”

Source : National Geographic, Terrafemina, Sputnik.

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